Aller au contenu
Météo Climat France

Météo Climat France — prévisions heure par heure, tendance à 10 jours et météo agricole par commune

Ou cliquez n’importe où sur la carte, ci-dessus. Touche / pour revenir ici.

Comment on prévoit

Pourquoi une prévision se trompe, et pourquoi elle se trompera toujours

Ce n’est pas un manque de moyens, ni un défaut de compétence. C’est une propriété mathématique de l’atmosphère, découverte par accident en 1961.

Publié le 4 août 2026 · 7 min de lecture

En 1961, le météorologue Edward Lorenz relance une simulation en recopiant des nombres arrondis au millième près. Il s’attend à retrouver le même résultat. Il obtient une météo complètement différente. La découverte du chaos déterministe vient de là — et avec elle, la limite de toute prévision.

Un système déterministe, mais imprévisible

L’atmosphère obéit à des lois parfaitement déterministes : mêmes conditions de départ, même évolution. Le problème n’est pas là. Il est que deux états de départ presque identiques divergent, et que cette divergence croît de façon exponentielle.

Or on ne connaît jamais l’état de départ exactement. Il reste toujours une incertitude — la bouée qui manque, le kilomètre entre deux stations. Cette incertitude double environ tous les deux jours. Au bout de deux semaines, elle a envahi toute la prévision.

La limite est d’environ 15 jours, et elle est théorique : ni un ordinateur plus puissant, ni un réseau d’observation plus dense ne la repousseront beaucoup. On peut gagner en précision à l’intérieur de cette fenêtre — et les progrès sont réels : la prévision à 5 jours d’aujourd’hui vaut celle à 3 jours des années 1990. Mais on ne franchira pas le mur.

Ce que les prévisionnistes font de cette limite

Plutôt que de la nier, ils la mesurent. On ne lance plus une prévision, mais plusieurs dizaines, en perturbant légèrement l’état de départ. Si toutes donnent la même chose, la situation est bien cernée. Si elles divergent, on le sait — et c’est cette dispersion qui devient une probabilité.

« 70 % de risque de pluie » n’est pas une formule prudente. C’est un chiffre mesuré : sur l’ensemble des scénarios simulés, sept sur dix donnent de la pluie.

Les trois erreurs qui n’en sont pas

  • « Ils avaient annoncé de la pluie, il n’a pas plu chez moi. » Une averse d’été fait quelques kilomètres. Le modèle annonce qu’il pleuvra dans la maille ; il ne dit pas sur quelle rue. C’est le radar qui répond à cette question, et seulement dans l’heure.
  • « La prévision a changé entre hier et aujourd’hui. » C’est le comportement normal, et souhaitable : une nouvelle analyse est arrivée. Un service qui ne changerait jamais d’avis n’assimilerait plus rien.
  • « À dix jours, ils annoncent n’importe quoi. » À dix jours, seule la tendance a une valeur — masse d’air chaude ou froide, régime perturbé ou anticyclonique. Le détail horaire n’en a aucune, et ce site le signale explicitement au-delà du septième jour.

Et le climat, alors ?

C’est ici que la distinction avec la météo devient concrète. Prévoir le temps du 12 juillet 2043 est impossible — et le restera. Prévoir que les étés des années 2040 seront en moyenne plus chauds que ceux des années 1990 est un problème entièrement différent, et bien plus simple.

Pourquoi ? Parce qu’on ne demande plus la trajectoire, mais la statistique des trajectoires. On ne peut pas dire à quelle heure une casserole d’eau bouillira à la seconde près, mais on sait sans hésiter qu’en augmentant le feu, elle bouillira plus vite.

À lire ensuite

Comprendre les indicateurs de la météo agricole

Températures du sol

La température du sol commande la germination et l'activité racinaire bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface (0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.

Humidité du sol

Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.

ET0 et bilan hydrique

L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 : c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et du stade, que ce service ignore.

Degrés-jours de croissance

La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce : 6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de la saison mieux qu'un calendrier.

Point de rosée et Delta T

Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature : plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.

Seuil de vent réglementaire

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.

Questions fréquentes

Sur quelle échéance la prévision heure par heure est-elle fiable ?

Le détail horaire est affiché sur 48 heures, la tendance journalière sur 10 jours. Au-delà du septième jour, la dispersion entre modèles devient telle que seule la tendance — temps dominant, ordre de grandeur des températures — garde une valeur ; le détail horaire y est explicitement signalé comme tendance.

Que contient la météo agricole du site ?

Températures du sol à 0 et 6 cm, humidité du sol en surface et à 3–9 cm, évapotranspiration de référence FAO-56 et bilan précipitations moins ET0, degrés-jours de croissance en base 6 ou base 10, nombre d'heures à hygrométrie supérieure ou égale à 90 %, indice UV, épisodes de température basse sur dix jours et suites de jours sous 1 mm de précipitations.

Que signifie le seuil de 19 km/h des conditions de pulvérisation ?

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, ce qui correspond usuellement à environ 19 km/h. Le site indique heure par heure si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne constitue pas un conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques : l'éditeur n'est pas titulaire de l'agrément requis pour cette activité.

Pourquoi aucun indicateur de risque maladie n'est-il affiché ?

Un indicateur de risque phytosanitaire — mildiou, tavelure, septoriose — constitue l'entrée directe d'une décision de traitement : le publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l'éditeur n'a pas qualité pour donner. Le site affiche donc les variables d'entrée — heures à forte hygrométrie, température, précipitations — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.

Qu'est-ce que le Delta T ?

L'écart entre la température de l'air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette d'eau dans l'air ambiant : plus il est élevé, plus l'air est sec et l'évaporation rapide. Il est calculé ici par l'approximation de Stull (2011) à partir de la température et de l'humidité relative.

D'où viennent les données ?

Les prévisions proviennent d'Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Les communes et codes postaux viennent de l'API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le fond de carte est le Plan IGN v2 de la Géoplateforme. Le radar est fourni par RainViewer, dont l'offre gratuite est réservée à un usage personnel ou éducatif. Le détail figure dans les mentions légales.

Le site dépose-t-il des cookies ?

Non. Aucun cookie, aucun traceur, aucune mesure d'audience. Vos réglages, vos lieux épinglés et vos lieux consultés récemment restent dans votre navigateur et n'en sortent jamais. Le détail figure dans la politique de confidentialité.

Météo des grandes villes françaises

Toutes les communes de France métropolitaine et d'outre-mer sont accessibles par le champ de recherche ou par un clic sur la carte. Voir aussi le guide de la météo agricole et le calendrier lunaire.