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Météo Climat France

Météo Climat France — prévisions heure par heure, tendance à 10 jours et météo agricole par commune

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Comment on prévoit

Comment naît une prévision météo, de la bouée au pictogramme

Entre une mesure de pression au milieu de l’Atlantique et le petit soleil affiché sur votre écran, il se passe une chose contre-intuitive : personne ne décide de ce pictogramme. Il est calculé.

Publié le 4 août 2026 · 8 min de lecture

Il y a un siècle, prévoir le temps consistait à reconnaître des situations déjà vues. Aujourd’hui, c’est résoudre un système d’équations. Le passage de l’un à l’autre est l’une des grandes réussites scientifiques du XXe siècle, et il tient en quatre étapes.

1. Observer — des millions de mesures par jour

Stations au sol, bouées dérivantes, ballons-sondes lâchés deux fois par jour, avions de ligne équipés de capteurs, radars, et surtout satellites : plusieurs millions d’observations parviennent chaque jour aux centres de calcul. Elles sont inégalement réparties — denses sur l’Europe, rares au-dessus des océans austraux.

2. Assimiler — reconstituer l’état de l’atmosphère

C’est l’étape que le grand public ignore, et c’est la plus délicate. Les observations ne suffisent pas : elles sont ponctuelles, un modèle a besoin d’une valeur en chaque point de sa grille, à un instant donné.

L’assimilation combine donc les observations avec la prévision précédente, en pondérant chacune par sa fiabilité. Le résultat s’appelle l’analyse : la meilleure estimation possible de l’état de l’atmosphère à l’instant du départ. Une erreur d’analyse se propage dans toute la prévision.

3. Intégrer — faire tourner la physique

Le modèle découpe l’atmosphère en boîtes et applique, pas de temps après pas de temps, les lois de la mécanique des fluides et de la thermodynamique. Rien n’y est « choisi » : la dépression apparaît parce que les équations la produisent.

La maille change tout. AROME, le modèle de Météo-France sur la France, travaille à 1,3 km : il voit une brise de mer, un orage isolé, un effet de vallée. ARPEGE couvre l’Europe à une maille plus large et porte plus loin dans le temps. Le modèle européen IFS couvre le globe. Plus la maille est fine, plus le détail est bon — et plus la portée est courte, parce que le coût de calcul explose. Aucun modèle n’est « le meilleur » : ils ne répondent pas à la même question.

4. Traduire — du champ de nombres au pictogramme

Le modèle ne produit pas « nuageux ». Il produit une couverture nuageuse en pourcentage, un cumul de précipitation en millimètres, une température à deux mètres. Le pictogramme est une traduction, faite par des règles explicites — et c’est là que deux services affichant les mêmes données peuvent afficher deux icônes différentes.

C’est aussi pourquoi ce site montre la nébulosité en pourcentage à côté du pictogramme : 78 % et 100 % donnent le même dessin, et ce n’est pas le même après-midi.

Ce qui se perd en route

À chaque étape, de l’information disparaît. L’analyse lisse ce que les observations n’ont pas vu. La maille ignore ce qui est plus petit qu’elle. La traduction en pictogramme écrase les nuances. Une prévision n’est jamais fausse « parce que les météorologues se sont trompés » : elle est le résultat d’une chaîne dont chaque maillon a une résolution finie.

L’article suivant explique pourquoi cette chaîne, si bien construite soit-elle, ne pourra jamais dépasser une quinzaine de jours.

À lire ensuite

Comprendre les indicateurs de la météo agricole

Températures du sol

La température du sol commande la germination et l'activité racinaire bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface (0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.

Humidité du sol

Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.

ET0 et bilan hydrique

L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 : c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et du stade, que ce service ignore.

Degrés-jours de croissance

La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce : 6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de la saison mieux qu'un calendrier.

Point de rosée et Delta T

Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature : plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.

Seuil de vent réglementaire

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.

Questions fréquentes

Sur quelle échéance la prévision heure par heure est-elle fiable ?

Le détail horaire est affiché sur 48 heures, la tendance journalière sur 10 jours. Au-delà du septième jour, la dispersion entre modèles devient telle que seule la tendance — temps dominant, ordre de grandeur des températures — garde une valeur ; le détail horaire y est explicitement signalé comme tendance.

Que contient la météo agricole du site ?

Températures du sol à 0 et 6 cm, humidité du sol en surface et à 3–9 cm, évapotranspiration de référence FAO-56 et bilan précipitations moins ET0, degrés-jours de croissance en base 6 ou base 10, nombre d'heures à hygrométrie supérieure ou égale à 90 %, indice UV, épisodes de température basse sur dix jours et suites de jours sous 1 mm de précipitations.

Que signifie le seuil de 19 km/h des conditions de pulvérisation ?

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, ce qui correspond usuellement à environ 19 km/h. Le site indique heure par heure si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne constitue pas un conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques : l'éditeur n'est pas titulaire de l'agrément requis pour cette activité.

Pourquoi aucun indicateur de risque maladie n'est-il affiché ?

Un indicateur de risque phytosanitaire — mildiou, tavelure, septoriose — constitue l'entrée directe d'une décision de traitement : le publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l'éditeur n'a pas qualité pour donner. Le site affiche donc les variables d'entrée — heures à forte hygrométrie, température, précipitations — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.

Qu'est-ce que le Delta T ?

L'écart entre la température de l'air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette d'eau dans l'air ambiant : plus il est élevé, plus l'air est sec et l'évaporation rapide. Il est calculé ici par l'approximation de Stull (2011) à partir de la température et de l'humidité relative.

D'où viennent les données ?

Les prévisions proviennent d'Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Les communes et codes postaux viennent de l'API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le fond de carte est le Plan IGN v2 de la Géoplateforme. Le radar est fourni par RainViewer, dont l'offre gratuite est réservée à un usage personnel ou éducatif. Le détail figure dans les mentions légales.

Le site dépose-t-il des cookies ?

Non. Aucun cookie, aucun traceur, aucune mesure d'audience. Vos réglages, vos lieux épinglés et vos lieux consultés récemment restent dans votre navigateur et n'en sortent jamais. Le détail figure dans la politique de confidentialité.

Météo des grandes villes françaises

Toutes les communes de France métropolitaine et d'outre-mer sont accessibles par le champ de recherche ou par un clic sur la carte. Voir aussi le guide de la météo agricole et le calendrier lunaire.