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Météo Climat France

Météo Climat France — prévisions heure par heure, tendance à 10 jours et météo agricole par commune

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Comment on prévoit

Ce que le radar de pluie voit vraiment — et ses angles morts

Le radar ne mesure pas la pluie. Il mesure un écho renvoyé par ce qu’il rencontre, et en déduit une intensité. La nuance explique la plupart de ses erreurs.

Publié le 4 août 2026 · 5 min de lecture

Un radar météo émet une impulsion et écoute ce qui revient. Plus l’écho est fort, plus les cibles rencontrées sont grosses ou nombreuses. Une relation empirique convertit cet écho en millimètres par heure.

Tout est dans le mot empirique : la conversion suppose une distribution de tailles de gouttes. Si la distribution réelle diffère — bruine, grêle, neige — l’estimation dérive.

Ses quatre angles morts

  • Le faisceau monte. La Terre est courbe et le faisceau part légèrement vers le haut. À 100 km, il survole déjà plusieurs kilomètres d’altitude : il voit ce qui se passe en altitude, pas au sol. Une pluie faible peut s’évaporer avant d’arriver.
  • Les masques. Un relief, un immeuble, une éolienne bloquent le faisceau. Derrière, le radar est aveugle — et un secteur aveugle ressemble exactement à un secteur sans pluie.
  • La bande brillante. À l’altitude où la neige fond, les flocons se couvrent d’eau et renvoient un écho très fort. Le radar y voit une pluie intense qui n’existe pas.
  • Les échos parasites. Oiseaux, insectes, inversions de température qui recourbent le faisceau vers le sol. Les traitements en éliminent la plupart, jamais tous.

Ce que le radar fait mieux que tout le reste. Il est la seule source qui réponde à « est-ce qu’il pleut là, tout de suite, et est-ce que ça vient vers moi ». Aucun modèle de prévision ne descend à cette échelle. C’est pour cela que l’animation compte davantage que l’image fixe : c’est le déplacement qui informe.

Prévision immédiate : pourquoi une heure et pas plus

À partir des dernières images, on extrapole le déplacement des échos. La méthode fonctionne tant que les cellules ne font que se déplacer. Elle échoue dès qu’elles naissent, meurent ou fusionnent — ce qui, pour un orage d’été, arrive en moins d’une heure. D’où la limite affichée partout : au-delà, ce n’est plus de la prévision immédiate, c’est de la divination.

À lire ensuite

Comprendre les indicateurs de la météo agricole

Températures du sol

La température du sol commande la germination et l'activité racinaire bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface (0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.

Humidité du sol

Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.

ET0 et bilan hydrique

L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 : c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et du stade, que ce service ignore.

Degrés-jours de croissance

La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce : 6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de la saison mieux qu'un calendrier.

Point de rosée et Delta T

Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature : plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.

Seuil de vent réglementaire

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.

Questions fréquentes

Sur quelle échéance la prévision heure par heure est-elle fiable ?

Le détail horaire est affiché sur 48 heures, la tendance journalière sur 10 jours. Au-delà du septième jour, la dispersion entre modèles devient telle que seule la tendance — temps dominant, ordre de grandeur des températures — garde une valeur ; le détail horaire y est explicitement signalé comme tendance.

Que contient la météo agricole du site ?

Températures du sol à 0 et 6 cm, humidité du sol en surface et à 3–9 cm, évapotranspiration de référence FAO-56 et bilan précipitations moins ET0, degrés-jours de croissance en base 6 ou base 10, nombre d'heures à hygrométrie supérieure ou égale à 90 %, indice UV, épisodes de température basse sur dix jours et suites de jours sous 1 mm de précipitations.

Que signifie le seuil de 19 km/h des conditions de pulvérisation ?

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, ce qui correspond usuellement à environ 19 km/h. Le site indique heure par heure si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne constitue pas un conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques : l'éditeur n'est pas titulaire de l'agrément requis pour cette activité.

Pourquoi aucun indicateur de risque maladie n'est-il affiché ?

Un indicateur de risque phytosanitaire — mildiou, tavelure, septoriose — constitue l'entrée directe d'une décision de traitement : le publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l'éditeur n'a pas qualité pour donner. Le site affiche donc les variables d'entrée — heures à forte hygrométrie, température, précipitations — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.

Qu'est-ce que le Delta T ?

L'écart entre la température de l'air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette d'eau dans l'air ambiant : plus il est élevé, plus l'air est sec et l'évaporation rapide. Il est calculé ici par l'approximation de Stull (2011) à partir de la température et de l'humidité relative.

D'où viennent les données ?

Les prévisions proviennent d'Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Les communes et codes postaux viennent de l'API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le fond de carte est le Plan IGN v2 de la Géoplateforme. Le radar est fourni par RainViewer, dont l'offre gratuite est réservée à un usage personnel ou éducatif. Le détail figure dans les mentions légales.

Le site dépose-t-il des cookies ?

Non. Aucun cookie, aucun traceur, aucune mesure d'audience. Vos réglages, vos lieux épinglés et vos lieux consultés récemment restent dans votre navigateur et n'en sortent jamais. Le détail figure dans la politique de confidentialité.

Météo des grandes villes françaises

Toutes les communes de France métropolitaine et d'outre-mer sont accessibles par le champ de recherche ou par un clic sur la carte. Voir aussi le guide de la météo agricole et le calendrier lunaire.