Températures du sol
La température du sol commande la germination et l'activité racinaire
bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface
(0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un
gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la
profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.
Humidité du sol
Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des
premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de
modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type
de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne
prétend pas à sa précision.
ET0 et bilan hydrique
L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 :
c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté
perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan
P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan
négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce
n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et
du stade, que ce service ignore.
Degrés-jours de croissance
La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base,
les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce :
6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le
maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de
la saison mieux qu'un calendrier.
Point de rosée et Delta T
Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature :
plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est
humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la
température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en
vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci
figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.
Seuil de vent réglementaire
L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de
produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale
à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des
conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu
se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.