Météo agricole par commune
Toutes les grandeurs décrites ci-dessous sont calculées pour la commune que vous choisissez, heure par heure sur quarante-huit heures et jour par jour sur dix jours. Elles sont accessibles depuis la page d’accueil : entrez un code postal, un nom de commune, ou cliquez directement sur la carte, puis rendez-vous à la section Météo agricole.
Ce service ne constitue pas un conseil à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques.
Le conseil à l’utilisation de ces produits est en France une activité réglementée, soumise à agrément au titre de l’article L. 254-1 du code rural et de la pêche maritime, et à la séparation de la vente et du conseil issue de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018. KAYZEN LYON n’est pas titulaire de cet agrément.
Les valeurs publiées ici sont des conditions météorologiques prévues, assorties le cas échéant du rappel d’un seuil réglementaire existant. Elles ne concluent rien. La décision d’intervention relève de l’exploitant et de son conseiller agréé.
Ce que le service publie
Températures du sol
Deux profondeurs sont affichées. À la surface (0 cm), la température descend le plus bas lors des nuits claires et sans vent : c’est elle qui renseigne sur un gel au ras du sol, souvent plus sévère que ce qu’annonce la température d’abri mesurée à deux mètres. À 6 cm, elle est nettement plus stable et correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.
Le service affiche la moyenne, le minimum et le maximum sur les vingt-quatre prochaines heures. Il s’agit de sorties de modèle, pas de relevés de sonde.
Humidité du sol
Exprimée en pourcentage volumique — soit le volume d’eau rapporté au volume de sol — sur deux couches : 0–1 cm et 3–9 cm. C’est une variable de modèle, reconstituée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol attribué à la maille. Elle décrit une tendance à l’échelle de la maille ; elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.
Évapotranspiration de référence (ET0)
Calculée selon la méthode FAO-56 Penman-Monteith, l’ET0 est la lame d’eau, en millimètres, qu’un couvert de référence — une prairie rase, bien alimentée en eau — perdrait dans les conditions du jour. Elle synthétise en un chiffre le rayonnement, la température, l’humidité de l’air et le vent.
Bilan P − ET0
Les précipitations moins l’évapotranspiration de référence, cumulées sur la période. Un bilan négatif signifie que l’atmosphère prélève davantage que le ciel n’apporte. Le service affiche ce bilan sur les trois jours écoulés et sur les sept jours à venir.
Ce n’est pas une réserve utile. La réserve utile dépend de la texture du sol, de sa profondeur, de la culture et de son stade : autant de paramètres que ce service ignore et qu’il ne cherche pas à deviner.
Degrés-jours de croissance
La somme, jour après jour, de la température moyenne journalière — (Tmax + Tmin) / 2 — diminuée d’une température de base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l’espèce :
- base 6 °C — céréales à paille, colza ;
- base 10 °C — maïs, vigne, tournesol.
Les deux bases sont proposées, aucune n’est imposée : le choix appartient à qui connaît sa culture. Le cumul suit l’avancement thermique de la saison mieux qu’un calendrier.
Point de rosée et Delta T
Le point de rosée est la température à laquelle l’air atteindrait la saturation : plus il est proche de la température de l’air, plus l’atmosphère est humide. Un écart nul signifie brouillard ou rosée.
Le Delta T est l’écart entre la température de l’air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d’évaporation d’une gouttelette d’eau dans l’air ambiant : plus il est élevé, plus l’air est sec et l’évaporation rapide. Il est calculé ici par l’approximation de Stull (2011), valable pour une pression proche de 1013 hPa et une humidité relative comprise entre 5 et 99 %.
Ces deux grandeurs sont publiées comme mesures, sans plage d’emploi : la plage figure sur l’étiquette du produit et son interprétation relève du conseiller agréé.
Heures à hygrométrie élevée
Le nombre d’heures, sur vingt-quatre, où l’humidité relative atteint ou dépasse 90 %, ainsi que la plus longue série consécutive. C’est une variable d’entrée brute, publiée telle quelle.
Températures basses et suites de jours sans pluie
Sur les dix jours affichés, le service énumère les journées dont la minimale descend à 3 °C ou moins : température minimale de l’air, minimum du sol à 0 cm, nombre d’heures sous zéro et heure de la première. Lorsque le ciel dégagé et le vent faible coïncident avec les heures les plus froides, la condition est signalée — c’est le régime radiatif, celui des gelées blanches à température d’abri encore positive.
Sont également énumérées les suites d’au moins trois jours consécutifs sous 1 mm de précipitations, avec leur cumul et leur ET0.
Le seuil de vent de l’arrêté du 4 mai 2017
L’arrêté du 4 mai 2017 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dispose, à son article 2, que ces produits ne peuvent être utilisés que si le vent est d’une intensité inférieure ou égale à 3 sur l’échelle de Beaufort.
Le texte s’exprime en degrés Beaufort. La correspondance usuelle du degré 3 est d’environ 19 km/h de vent moyen. C’est cette conversion que le service affiche, en indiquant d’où elle vient plutôt qu’en énonçant un seuil de sa propre autorité.
Le tableau « Conditions de pulvérisation » indique, pour chacune des vingt-quatre prochaines heures, la vitesse du vent prévue et sa position par rapport à ce seuil. Les autres colonnes — rafales, hygrométrie, Delta T, température, point de rosée, précipitations — sont des mesures. Elles ne sont pas agrégées en verdict, et le tableau ne dit jamais s’il faut intervenir.
Ce que le service ne fait pas, et pourquoi
Aucun modèle de risque maladie n’est implémenté. Ni mildiou, ni tavelure, ni septoriose, ni aucun équivalent. La raison n’est pas technique. La sortie d’un modèle de risque phytosanitaire constitue l’entrée directe d’une décision de traitement : la publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l’éditeur n’a pas qualité pour donner.
Le service publie donc les variables d’entrée de ces modèles — heures à forte hygrométrie, températures, précipitations, humectation — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.
Aucun nom de produit, aucune dose, aucune matière active n’est mentionné nulle part sur ce site.
Sources et licences
Les prévisions et les variables de sol proviennent d’Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0, qui redistribue notamment les modèles ICON du service météorologique allemand et AROME/ARPEGE de Météo-France. Les communes et codes postaux viennent de l’API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le détail complet figure dans les mentions légales.
Portée et exactitude. Une prévision est une estimation, pas une mesure. Les valeurs de sol et l’ET0 sont des sorties de modèle à l’échelle d’une maille, non des relevés de parcelle. Au-delà du septième jour, seule la tendance conserve une signification ; le service le signale explicitement sur les journées concernées.
Consulter la météo agricole d’une commune
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Dernière mise à jour : 2 août 2026.