Aller au contenu
Météo Climat France

Météo Climat France — prévisions heure par heure, tendance à 10 jours et météo agricole par commune

Ou cliquez n’importe où sur la carte, ci-dessus. Touche / pour revenir ici.

Météo ou climat ?

Météo ou climat : la différence en une phrase, et pourquoi elle change tout

La météo, c’est ce que vous voyez par la fenêtre. Le climat, c’est ce que vous mettez dans votre armoire. Cette phrase suffit — et pourtant la confusion entre les deux alimente la moitié des débats sur le réchauffement.

Publié le 4 août 2026 · 7 min de lecture

Un jour de février 2018, la Bretagne a connu des flocons. Le lendemain, des milliers de messages expliquaient qu’il faisait donc bien froid, et que le réchauffement était une invention. Six mois plus tard, une canicule frappait l’Europe, et les mêmes messages, à l’envers, annonçaient la fin du monde pour l’été suivant.

Les deux raisonnements sont faux, et ils le sont exactement de la même manière : ils confondent un jour avec une époque.

La définition, sans détour

La météo décrit l’état de l’atmosphère à un endroit et à un moment donnés. Elle se mesure en heures et en kilomètres. Elle est vraie ou fausse, et on le sait le lendemain.

Le climat décrit la distribution statistique de ces états sur une longue période — trente ans, par convention de l’Organisation météorologique mondiale. Il ne se vérifie pas le lendemain. Il ne dit pas ce qu’il fera : il dit ce qui est habituel, ce qui est rare, et ce qui est impossible.

L’image qui marche. La météo, c’est l’humeur de quelqu’un un mardi matin. Le climat, c’est son caractère. Une personne d’un naturel calme peut s’emporter un mardi ; cela ne dit rien sur son caractère. Mais si elle s’emporte de plus en plus souvent au fil des années, son caractère a changé — et aucun mardi pris isolément ne permettra jamais de le démontrer.

Pourquoi un jour ne prouve rien, dans les deux sens

Prenez la série des températures d’une commune sur soixante-quinze ans. Elle contient environ 27 000 journées. Chacune est tirée d’une distribution large : même dans un climat qui se réchauffe, il reste des journées froides — elles deviennent seulement plus rares.

C’est la conséquence la moins intuitive et la plus importante : le réchauffement ne supprime pas le froid, il en change la fréquence. Une gelée en avril reste possible dans un climat plus chaud. Elle devient même plus dangereuse, parce que la végétation débourre plus tôt et expose davantage de bourgeons.

Ce que cela change pour lire ce site

Ce site est fait de deux parties, et ce n’est pas une commodité de rangement.

  • La partie Météo répond à « qu’est-ce qu’il va faire ? ». Elle s’appuie sur des modèles de prévision réactualisés plusieurs fois par jour, et sa validité se compte en jours.
  • La partie Climat répond à « qu’est-ce qui a lieu d’habitude, et de combien cela a-t-il changé ? ». Elle s’appuie sur une réanalyse de soixante-quinze ans, et sa validité se compte en décennies.

Les deux ne se contredisent jamais, parce qu’elles ne répondent pas à la même question. Quand la fiche météo annonce 12 °C un 15 juillet et que la fiche climat donne une normale de 27 °C, il n’y a pas d’erreur : il y a une journée inhabituelle, ce que la fiche climat permet précisément de qualifier.

Le test qui tranche

Devant n’importe quelle affirmation sur le temps ou le climat, une seule question suffit : sur combien de temps porte-t-elle ?

  • « Il fera 34 °C jeudi » — météo. Vérifiable jeudi.
  • « Les journées à plus de 30 °C ont doublé depuis 1990 » — climat. Vérifiable sur trente ans de série, pas jeudi.
  • « Il a fait froid en février, donc le climat ne se réchauffe pas » — confusion. On oppose un mois à une tendance de trente ans.
  • « Cette canicule prouve le réchauffement » — même confusion, sens inverse. Une canicule seule ne prouve rien ; leur fréquence, si.

La bonne formulation existe, et les climatologues l’emploient : on ne dit pas qu’un événement est « causé » par le réchauffement, on dit de combien il est devenu plus probable. C’est la discipline de l’attribution, et elle donne des réponses chiffrées — souvent spectaculaires, toujours prudentes.

À lire ensuite

Comprendre les indicateurs de la météo agricole

Températures du sol

La température du sol commande la germination et l'activité racinaire bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface (0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.

Humidité du sol

Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.

ET0 et bilan hydrique

L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 : c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et du stade, que ce service ignore.

Degrés-jours de croissance

La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce : 6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de la saison mieux qu'un calendrier.

Point de rosée et Delta T

Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature : plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.

Seuil de vent réglementaire

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.

Questions fréquentes

Sur quelle échéance la prévision heure par heure est-elle fiable ?

Le détail horaire est affiché sur 48 heures, la tendance journalière sur 10 jours. Au-delà du septième jour, la dispersion entre modèles devient telle que seule la tendance — temps dominant, ordre de grandeur des températures — garde une valeur ; le détail horaire y est explicitement signalé comme tendance.

Que contient la météo agricole du site ?

Températures du sol à 0 et 6 cm, humidité du sol en surface et à 3–9 cm, évapotranspiration de référence FAO-56 et bilan précipitations moins ET0, degrés-jours de croissance en base 6 ou base 10, nombre d'heures à hygrométrie supérieure ou égale à 90 %, indice UV, épisodes de température basse sur dix jours et suites de jours sous 1 mm de précipitations.

Que signifie le seuil de 19 km/h des conditions de pulvérisation ?

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, ce qui correspond usuellement à environ 19 km/h. Le site indique heure par heure si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne constitue pas un conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques : l'éditeur n'est pas titulaire de l'agrément requis pour cette activité.

Pourquoi aucun indicateur de risque maladie n'est-il affiché ?

Un indicateur de risque phytosanitaire — mildiou, tavelure, septoriose — constitue l'entrée directe d'une décision de traitement : le publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l'éditeur n'a pas qualité pour donner. Le site affiche donc les variables d'entrée — heures à forte hygrométrie, température, précipitations — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.

Qu'est-ce que le Delta T ?

L'écart entre la température de l'air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette d'eau dans l'air ambiant : plus il est élevé, plus l'air est sec et l'évaporation rapide. Il est calculé ici par l'approximation de Stull (2011) à partir de la température et de l'humidité relative.

D'où viennent les données ?

Les prévisions proviennent d'Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Les communes et codes postaux viennent de l'API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le fond de carte est le Plan IGN v2 de la Géoplateforme. Le radar est fourni par RainViewer, dont l'offre gratuite est réservée à un usage personnel ou éducatif. Le détail figure dans les mentions légales.

Le site dépose-t-il des cookies ?

Non. Aucun cookie, aucun traceur, aucune mesure d'audience. Vos réglages, vos lieux épinglés et vos lieux consultés récemment restent dans votre navigateur et n'en sortent jamais. Le détail figure dans la politique de confidentialité.

Météo des grandes villes françaises

Toutes les communes de France métropolitaine et d'outre-mer sont accessibles par le champ de recherche ou par un clic sur la carte. Voir aussi le guide de la météo agricole et le calendrier lunaire.