L’indice UV : pourquoi il peut être fort par 18 °C et faible par 30 °C
L’indice UV n’a aucun rapport avec la chaleur ressentie. Un jour frais de mai peut brûler davantage qu’un jour caniculaire d’août.
C’est l’un des malentendus les plus tenaces : on se protège quand il fait chaud. Or la chaleur et le rayonnement ultraviolet ne sont pas commandés par les mêmes facteurs.
Ce qui commande vraiment l’UV
- La hauteur du Soleil. C’est le facteur dominant. Plus il est haut, plus le trajet dans l’atmosphère est court, moins l’UV est absorbé. D’où un maximum autour du solstice — fin juin — et non en août, quand il fait le plus chaud.
- L’altitude. Environ +10 % par tranche de 1 000 m. À 2 000 m, l’indice est d’un cinquième supérieur à celui de la plaine.
- La réverbération. La neige fraîche renvoie jusqu’à 80 % du rayonnement, le sable environ 15 %, l’eau autour de 10 %. Un skieur reçoit le rayonnement direct et le réfléchi.
- L’ozone stratosphérique, qui varie de jour en jour.
- Les nuages, qui atténuent — mais beaucoup moins qu’on ne le croit. Un voile laisse passer l’essentiel, et une trouée entre cumulus peut même augmenter l’indice au-delà de la valeur par ciel clair.
L’échelle, définie par l’OMS. 1-2 faible · 3-5 modéré · 6-7 fort · 8-10 très fort · 11 et plus extrême. Elle est linéaire dans l’effet biologique : un indice 8 fait deux fois plus de dégâts qu’un indice 4 dans le même temps d’exposition.
Pourquoi ce site l’affiche heure par heure
La question utile n’est pas « quel maximum aujourd’hui » mais « à quelle heure ça tape ». L’indice suit la course du Soleil : il est nul le matin, culmine autour du midi solaire — 14 h en heure d’été — puis retombe. Une valeur quotidienne unique masque exactement l’information dont on a besoin.
C’est aussi pourquoi la frise horaire de ce site n’affiche l’indice qu’à partir de 3 : en dessous, l’échelle de l’OMS le classe « faible », et écrire « UV 1 » sur toutes les heures de nuit remplirait la frise de bruit sans rien apprendre.