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Météo Climat France

Météo Climat France — prévisions heure par heure, tendance à 10 jours et météo agricole par commune

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Comprendre le climat

L’évapotranspiration : le chiffre qui manque quand on ne parle que de pluie

Deux communes reçoivent 800 mm par an. L’une est verte, l’autre sèche. La différence ne se lit pas dans le pluviomètre : elle se lit dans la demande de l’atmosphère.

Publié le 4 août 2026 · 6 min de lecture

On mesure la pluie depuis toujours, parce qu’elle se voit et se recueille. Mais l’eau qui arrive ne dit que la moitié de l’histoire. L’autre moitié est celle qui repart : évaporée du sol, transpirée par les plantes.

ET0 : la soif de l’atmosphère

L’évapotranspiration de référence, ou ET0, est la quantité d’eau qu’un couvert végétal de référence — un gazon ras, bien alimenté — perdrait dans les conditions du jour. Elle s’exprime en millimètres, comme la pluie, ce qui permet de les soustraire directement.

Elle dépend de quatre facteurs : le rayonnement solaire, la température, le déficit d’humidité de l’air et le vent. Ce n’est donc pas « la chaleur » : un jour venteux et sec à 22 °C peut assécher davantage qu’un jour calme et humide à 30 °C.

Bilan hydrique = pluie − ET0. Positif, le sol se recharge. Négatif, la demande dépasse l’apport et la réserve s’épuise. C’est ce chiffre, et non le cumul de pluie, qui dit si un lieu s’assèche.

Pourquoi le réchauffement assèche même sans baisse de pluie

C’est le point le plus contre-intuitif de la question. L’air plus chaud peut contenir davantage de vapeur d’eau — d’environ 7 % par degré. Sa capacité d’assèchement augmente donc mécaniquement, indépendamment de ce qui tombe.

Sur beaucoup de communes françaises, les précipitations annuelles n’ont pas de tendance statistiquement significative depuis 1950, tandis que le bilan hydrique, lui, se dégrade nettement. Regarder le seul pluviomètre fait manquer l’essentiel.

Les limites du chiffre

L’ET0 est une demande, pas une consommation réelle. Elle suppose une eau disponible sans limite. En situation de sécheresse, la plante ferme ses stomates et transpire moins : l’évapotranspiration réelle tombe sous l’ET0. Le bilan hydrique climatique ignore par ailleurs le ruissellement, la réserve utile du sol et la nature du couvert. C’est un indicateur de climat, pas un état de nappe.

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Comprendre les indicateurs de la météo agricole

Températures du sol

La température du sol commande la germination et l'activité racinaire bien avant celle de l'air. Le site affiche la valeur à la surface (0 cm), qui descend le plus bas les nuits claires et sert à juger d'un gel au ras du sol, et celle à 6 cm, plus stable, qui correspond à la profondeur de semis de la plupart des cultures de printemps.

Humidité du sol

Exprimée en pourcentage volumique, elle décrit la teneur en eau des premiers centimètres, puis de la couche 3–9 cm. C'est une donnée de modèle, calculée à partir des précipitations, du rayonnement et du type de sol de la maille : elle ne remplace pas une sonde de parcelle et ne prétend pas à sa précision.

ET0 et bilan hydrique

L'évapotranspiration de référence, ou ET0, suit la méthode FAO-56 : c'est la quantité d'eau qu'un couvert de référence bien alimenté perdrait dans les conditions du jour, en millimètres. Le bilan P − ET0 retranche cette demande aux précipitations. Un bilan négatif signale que l'atmosphère prélève plus que le ciel n'apporte. Ce n'est pas une réserve utile : celle-ci dépend du sol, de la culture et du stade, que ce service ignore.

Degrés-jours de croissance

La somme des températures moyennes journalières diminuée d'une base, les valeurs négatives étant ramenées à zéro. La base dépend de l'espèce : 6 °C pour les céréales à paille et le colza, 10 °C pour le maïs, la vigne et le tournesol. Le cumul suit l'avancement thermique de la saison mieux qu'un calendrier.

Point de rosée et Delta T

Le point de rosée est la température à laquelle l'air se sature : plus il est proche de la température de l'air, plus l'atmosphère est humide. Le Delta T, écart entre la température de l'air et la température humide, décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette en vol. Les deux sont affichés comme mesures, sans plage d'emploi : celle-ci figure sur l'étiquette du produit et relève du conseiller agréé.

Seuil de vent réglementaire

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, soit environ 19 km/h. Le tableau des conditions de pulvérisation indique, heure par heure, si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne dit rien d'autre.

Questions fréquentes

Sur quelle échéance la prévision heure par heure est-elle fiable ?

Le détail horaire est affiché sur 48 heures, la tendance journalière sur 10 jours. Au-delà du septième jour, la dispersion entre modèles devient telle que seule la tendance — temps dominant, ordre de grandeur des températures — garde une valeur ; le détail horaire y est explicitement signalé comme tendance.

Que contient la météo agricole du site ?

Températures du sol à 0 et 6 cm, humidité du sol en surface et à 3–9 cm, évapotranspiration de référence FAO-56 et bilan précipitations moins ET0, degrés-jours de croissance en base 6 ou base 10, nombre d'heures à hygrométrie supérieure ou égale à 90 %, indice UV, épisodes de température basse sur dix jours et suites de jours sous 1 mm de précipitations.

Que signifie le seuil de 19 km/h des conditions de pulvérisation ?

L'arrêté du 4 mai 2017, article 2, subordonne l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à un vent d'intensité inférieure ou égale à 3 sur l'échelle de Beaufort, ce qui correspond usuellement à environ 19 km/h. Le site indique heure par heure si le vent prévu se situe au-dessous ou au-dessus de ce seuil. Il ne constitue pas un conseil à l'utilisation de produits phytopharmaceutiques : l'éditeur n'est pas titulaire de l'agrément requis pour cette activité.

Pourquoi aucun indicateur de risque maladie n'est-il affiché ?

Un indicateur de risque phytosanitaire — mildiou, tavelure, septoriose — constitue l'entrée directe d'une décision de traitement : le publier reviendrait à délivrer, par un détour, un conseil que l'éditeur n'a pas qualité pour donner. Le site affiche donc les variables d'entrée — heures à forte hygrométrie, température, précipitations — et laisse leur interprétation à qui a qualité pour la faire.

Qu'est-ce que le Delta T ?

L'écart entre la température de l'air et la température humide, en degrés Celsius. Il décrit la vitesse d'évaporation d'une gouttelette d'eau dans l'air ambiant : plus il est élevé, plus l'air est sec et l'évaporation rapide. Il est calculé ici par l'approximation de Stull (2011) à partir de la température et de l'humidité relative.

D'où viennent les données ?

Les prévisions proviennent d'Open-Meteo (nouvelle fenêtre), sous licence Creative Commons Attribution 4.0. Les communes et codes postaux viennent de l'API Géo (IGN et INSEE, Licence Ouverte 2.0). Le fond de carte est le Plan IGN v2 de la Géoplateforme. Le radar est fourni par RainViewer, dont l'offre gratuite est réservée à un usage personnel ou éducatif. Le détail figure dans les mentions légales.

Le site dépose-t-il des cookies ?

Non. Aucun cookie, aucun traceur, aucune mesure d'audience. Vos réglages, vos lieux épinglés et vos lieux consultés récemment restent dans votre navigateur et n'en sortent jamais. Le détail figure dans la politique de confidentialité.

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